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Voiles de Saint Tropez 2012
16e IRC D, plus que bof!

Le carénage traditionnel d'avant les Voiles de Saint Tropez est fait assez tardivement à La Ciotat, la carène est impeccable et je laisse le bateau à La Ciotat car le mistral ne donne pas trop envie de ramener pour quelques jours le bateau à son port d'attache de Port Miou. Nous aurions dû quand même convoyer le bateau en profitant de ce vent favorable (et rentrer par le train), d'autant que le retour...Mais n'anticipons pas.
Bref, nous prévoyons de partir vendredi ou samedi matin. Vendredi, pluie, temps merdique qui ne donne pas trop envie d'y aller. Va pour samedi matin. Nous y sommes, les trois André, le bateau plein de bouffe, de bières, etc, mais le temps n'est pas très engageant avec la pluie qui se remet à tomber de plus belle.
Nous avons juste eu le temps de charger le bateau qu'il faut se planquer à l'abri dedans, le ciel nous tombe sur la tête. Puis un grain  assez balèse balaye le port de plaisance (les infos parleront plus tard de mini-tornade), une saute de vent au NW ébranle le gréement, couchant le bateau au port, heureusement que nous n'étions pas en mer... ca se calme un peu mais ça s'installe à l'Est, on mange un morceau rapidement et quand la pluie se décide à abandonner la partie, nous sortons enfin du port. Grand-voile et gênois, du louvoyage, mais le vent va vite se renforcer et passé Bandol nous sommes déjà sous foc 2 et 1 ou 2 ris... Mal parti pour convoyer de nuit dans ces conditions. Il fait nuit à 19h  aussi, le vent semblant vouloir continuer à souffler fort et parfaitement dans le nez, nous décidons sans trop hésiter à faire escale aux Embiez pour au moins une partie de la nuit. Un peu de sommeil nous fait du bien et je réveille mon petit monde vers les 6h du matin pour partir avant d'être homologués passagers payants par la capitainerie. Quelques minutes après un petit café  nous sommes sortis du port avec juste assez de lumière pour hisser la GV sans emmeler les bastaques, le vent est bien tombé et avec l'appui du moteur nous contournons le Grand Rouveau pour reprendre notre route. calme plat et un peu de houle, le moteur tourne mais avec ses vibrations de l'arbre d'hélice et le broutage de l'embrayage, il ne faut pas trop lui en demander. Nous hissons le gênois de temps en temps, le redescendons dès que la brise s'évanouit, ça nous fait prendre un peu d'exercice, mais il est bien utile pour remonter la moyenne dès qu'il y a quelques nœuds de vent. vers 17h nous sommes au niveau de Cavalaire où nous relâchons 1/4h le temps de refaire le plein de carburant et moteur encore jusqu'à Saint Tropez où nous arrivons enfin en soirée... Au

Lundi 1er Octobre, première manche.
Départ à l'aurore, il y a du boulot, changement de voile pour la belle grand-voile North, évacuation des choses inutiles du bateau... Calme plat pour l'instant, des nuages lourds bourgeonnent, il pourrait bien y avoir un peu de vent dessous.
Nouveauté cette année, les classes sont combinées bizarrement, par exemple les Swans classiques se retrouvent dans la classe au-dessus malgré leur rating proche du nôtre. La classe E IRC a regroupé en fait des bateaux plus typés régate, des M34 (monotype du Tour de France à la Voile), Mumm 30, A31 et A35, et même un   6mJI. Un tas de J 109, 111, 105, etc ainsi que des unités Hi-Tech très récentes comme le JPK 10.10 SWIFT vainqueur l'an dernier, le redoutable Lago 950 Java Bleue et nous retrouvons  l’Elan 340 TOM TOM ET NANA de notre ami Christophe Fogel, 3 ou 4 first 30 nouvelle version... tous ces bateaux arborent pour la plupart desjeux de voiles de l'année, carbone, kevlar...
On verra bien quoi faire, mais ça risque de nêtre que de la participation.

Equipage:
Fred Laugier à l’avant, mon fils Olivier qui vient ici pour la première fois aux manœuvres, André Chiche et André Tueux se partageront les écoutes de foc et de GV tandis que je prends la barre la plupart du temps. Mais la laisse volontiers à André Tueux dans la pétole où il se débrouille mieux que moi bien souvent.
Le comité est toujours aussi désespérant, le vent souffle par bouffées et ça ne lui suffit pas, il a commandé du vent bien établi, ce que Mr  météo ne possède pas en stock pour l'instant. Du coup on tourne en rond pendant des heures, on peut manger et remanger, boire des bières... Le comité mouille la ligne, puis,la "démouille"(sic ) pendant que nous traversons et retraversons le golfe avec des pointes parfois à plus de 6 nœuds sous les nuages... Il semble que le comité soit dans le dévent constant des bateaux qui tournent autour de lui et sousestime le vent. Enfin, à l'heure du goûter, le comité se décide enfin. Les premiers départs seront donnés à 16h30 et le temps limite est à 18h30...!

Parcours: bouée de dégagement un peu avant la Rabiou et retour vers la ligne d'arrivée au Portalet!
Nous prenons un départ moyen car du mauvais côté, mais les conditions sont plutôt favorables pour nous et louvoyons dans un vent de 5 nœuds qui a tendance à mollir... Etant dans le premier départ, nous arrivons à la marque en même temps que les meilleurs bateaux de toutes les classes suivantes, un moulon de bateau se trouve collé à cette bouée de dégagement à laisser à tribord de surcroit, bref, le bordel intégral.Nous arrivons tribord à la bouée sur une bonne risée. Shamrock passe sous le vent et vire devant nous sans aucun souci, enroule la bouée et file vers la ligne, pour nous c'est plus compliqué. Les bateaux nous refusent le tribord car ils sont arrêtés et le virement est un peu chaud à la bouée, tous les bateaux sont arrêtés et on surveille des filières les contacts éventuels. J'enroule prudemment avec de la marge, c'est plutôt payant finalement et nous entamons un bord de spi avec la joie des dévents inévitables. Le parcours est si court qu'il n''st pas possible de faire une route dégagée et il ne nous reste qu'à subir. Les spis se lancent les uns après les autres dans ce brouhaha, et le vent se pose doucement. Le temps de voir notre vieil ami Pujazon qui navigue sur un Grand Soleil cette année  nous déventer... Tout le monde a le spi qui bat de l'aile, et aucune option tactique ne se révèle payante. Le temps limite sonne alors que nous sommes à quelques centaines de m de la ligne d'arrivée, les 5 plus rapides de notre classe ont pu terminer quand même et quelques uns des autres classes également. C'est déjà irratrapable, ces 5 la ont pris une sérieuse option pour le podium...
Retour et diner à l’Escalet pour digérer ce mauvais début. Encore heureux qu'il ait fasse beau...

Mardi 2 Octobre, deuxième manche
L'équipage est le même que celui de la veille.
Départ au large cette fois-ci, comme pour le reste de la semaine, de plus en plus loin au delà de la tourelle de La Moutte, le comité craint pour les tirants d'eau des maxi dont certains excèdent les 6 metres!
Parcours: bouée de degagement, Nioulargue, Roches Fouras (Cap Camarat), bouée intermédiaire au large de Pampelonne, Moutte, etc...
Comme d'habitude le comité traine des pieds pour donner le départ alors que le vent est établi, mais il pourrait être plus fort, ou moins fort, ou dans un autre sens... Il semble se décider en prévoyant d'envoyer les petits en premier comme la veille, puis le vent devenant irrégulier avec le soleil au zénith comme d'habitude, il se ravise et préfère casser la croûte. Puis les procédures ont enfin lieu.  Le comité envoie ce coup-ci les gros en premiers, ce qui nous permet de revoir la tactique et observant les options à la ligne et à la première bouée de dégagement.
Le départ au bateau viseur semble payant et nous le tentons. Le départ est plutôt bon mais nous n'avions pas pensé que nous étions sous le vent des autre catégories qui descendent sous spi et nous dévente irrémédiablement. Seul un petit bateau se fraye un passage parmis les gros à contre-sens et prendra une avance insurmontable ce qui lui permettra de gagner haut la main. Pour notre part le passage de la bouée de dégagement est un peu hasardeux et nous oblige à revirer pour passer. Le spi est lancé peu proprement et nous perdons un peu de terrain. Le bord est long mais le vent change d'un coup et passe d'un bord de spi babord à un bord de près tribord. S'en suit un long bord à 8 noeuds de moyenne, tout le monde au rappel. L'option tactique à la bouée suivante est encore plus hasardeuse. Au lieu de virer directement derrière la bouée pour rejoindre la terre et filer sur la 3e bouée sur un long bord tribord, nous poussons notre bord initial un peu plus loin que prévu. Emmenant avec nous un bateau de la catégorie supérieure à la traine qui ne peut pas virer sous peine de nous tomber dessus. Cependant ce dernier pense passer derrière nous et vire. Le vent a forci et nos voix peinent à se porter sur cette mer agitée. Les tribord jaillissent de nos gorges à plusieurs reprises mais le bateau ne semble pas vouloir revirer. Prêts à une manoeuvre de virement en catastrophe, nous observons impuissants ce bateau de 12 tonnes foncer droit sur notre flanc babord, l'ancre dressée devant tel un chevalier sonnant la charge. Au dernier moment le barreur réussit à abattre et son avant se lève sur une vague. L'ancre accroche la balustrade arrière dans un fracas et l'arrache aussitot, les deux bateaux continuent leur route dans un silence étonnant. La stupeur se sent sur nos visages. Un petit check-up et nous réalisons qu'il n'y a pas de voie d'eau. C'est un miracle vu la situation que nous venons de vivre. Nous décidons, choqués, de continuer la course. Le reste est franchement mauvais, frileux depuis l'accident nous observons la flotte s'éloigner sous spi irrémédiablement, malgré quelques départs au lof de toute beauté.
Nous fermons la marche et au passage de la dernière bouée le comité annonce course terminée pour les Roses. Cela s'avère tout aussi frustrant car arrivant en bons derniers sur le reste de la flotte nous observons que les "Canoubiers" porte bien et nous finissons à la voile sans souci remontant tout le monde. 20e au classement nous aurions put finir dans les 5-10 premiers si la course avait continué.
Au port s'en suivent les réclamations, réparations de fortune, et rencontre de nos amis pirates qui nous ont abordés dans la journée.

Mercredi 3 Octobre, troisième manche
Le lendemain nous sommes quand même bien décidés à rattraper le temps perdu entre course annulée et déboires matériels. Le vent se fait encore plus désirer.
Tout le monde prend son mal en patience et quelques courageux dont Fred vont même jusqu'à gouter l'eau, qui semble encore agréable. Le vent rentre petit à petit et menace de forcir.
Ce coup-ci le nouveau coup d'éclat du comité est de lancer les anciens sur un parcours qui croise notre ligne de départ. Nous entrons en procédure, frileux, et stréssés de voir ces goelettes traverser notre flotte de petits bateaux sans sourciller. Le départ est catastrophique du coup pour nous et nous coupons la ligne bons derniers de loin. La bouée en vue nous prenons une options au vent qui s'avère très payante et nous remontons la flotte. Nous empannons à la bouée en ayant déjà grignoté quelques places, et couvert du terrain sur d'autres. Le bord de spi est long mais nous tenons têtes à de nombreux bateaux meilleurs sur le papier.
La bouée suivante témoigne encore de notre frilosité, nous virons dérrière le 6mgi et des gros que nous pouvions dominer à la bouée. S'en suit une succession de bords de pré, et de virements qui s'améliorent au fur à mesure. Un dernier bord trop long nous coutera de revirer pour passer la ligne. Le classement est toujours aussi médiocre, dans les 20e, mais avec une note plus positive, sur une course de 4h nous finissons en temps compensé à 10 min des 5 premiers, et 2 min des 10e, ces fameuses 2 min qui nous aura fallu pour couper la ligne de départ. Si le résultat est toujours aussi moyen, le moral lui est de retour, et l'accident déjà derrière nous

Vendredi 5 Octobre, quatrième manche
Vent toujours aussi leger au matin et beau temps invariable...
Equipage:
finalement Michel mon cher beau-frère vient nous prêter main forte car Bernard Olivieri et son Crazy Horse ne joueront pas les terreurs dans les classiques cette année et il regrettait un peu de ne pas en être. J'aurais bien aimé l'avoir un peu plus mais il ne peut se libérer qu'une journée. Toujours les 3 Andrés et Corinne. Marc nous rejoindra demain.
Parcours:
Bouee de dégagement, basse du Verhuge, Nioulargue et arrivée St Tropez.
Après c'est le trou et celui de l'équipage qui pourra enfin apporter des éclaircissements à cette manche sera plus que bienvenu. D'autant que c'est la seule bonne manche de la semaine avec une 6e place au final.

Samedi 5 Octobre, dernière manche
Belle pétole et attente pendant 2 bonnes heures sur la ligne avec entre 2 et 4 noeuds de vent, soit juste assez...pour ne pas partir.
Le comité essaie de mouiller plus ou large ; mais n'a pas assez de longueur de cordage, le zodiac part en apporter ; mais se trompe de bouée.
Bref, deux heures après nous sommes en course dans un vent léger, pour un départ en second tableau après un rappel général, bon départ, belle vitesse sur la remontée, puis un peu de cafouillage à l'envoi de spi ; quelques places de perdues mais rien de catastrophique, ensuite long bord de spi et réduction de parcours. Nous faisons une régate plutôt correctye mais l'absence de bords de louvoyage nous est très défavorable et le temps compensé nous sera fatal alors que nous avions plutôt bien régaté. Très décevant au final, c'est une édition de trop peut-être...

Le convoyage de retour sera sans histoire, Denis vient me preter main-forte, c'est un équipier sans problème, et de bonnes conditions météo rendent ce convoyage retour plutôt assez rapide comparativement au convoyage aller!
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